Sessions Carnassiers – Juin 2018


Juin 2018, les sessions carnassiers.

Float-greenLes Eaux Bleues Float-greenGravière Longeville

bord-blueflaot-bluebord-blueLes pictos bleus représentent les eaux « ouvertes », lônes, rivières, fleuves…

bord-green Float-green boat-greenles pictos verts, les eaux « fermées », plans d’eau, étangs, lacs…

Sur ce mois de juin 2018 , les pluies intenses ont cessé et ont laissé place au soleil, le vent accompagne cette météo plus estivale. On sortira en Float-Tube sur deux week-end, seul moment de réelles disponibilités, on enchaine pêche du samedi et du dimanche, autant dire que les phases de récupération courtes, laisserons souvent place à la fatigue et au manque de concentration. Au programme, deux sorties aux Eaux Bleues de Miribel et deux sorties à la Gravière de Longeville dans l’Ain.


pictograms-nps-fishing Les Eaux Bleues.Float-green On continuera nos périples sur le fameux plan d’eau de Miribel ou nous irons deux fois sur ce mois de juin afin de couvrir du terrain et boucher les trous de la carte de bathymétrie, et d’achever une carte presque complète du plan d’eau. Les deux sessions s’effectueront sous un soleil intense et dans un vent de nord très prononcé atteignant les 40 km/h à chaque fois et de 14h à 21h. Rares sont les pêcheurs à s’aventurer en Float-Tube dans ces conditions et on ne verra pas grand monde pratiquer. Sur la première sortie, on embarquera sur le secteur des vents du sud pour rejoindre l’entre île des PVC situé en face, on passera dès lors par une zone que trop peu couverte, et qui ne nous était pas paru très intéressante. Des profondeurs n’excédant pas 3m50, et même si des herbiers sont présents, on ne déclenchera rien à part une petite perche qui décapotera Pipo. Le vent nous pousse vite et les vagues commencent à bien se creuser, on danse du bas ventre, et il faut garder le courage pour ne point avoir la nausée. Arrivé entre l’ile des Vernes et le secteur des Vernes, l’effet entonnoir augmente la puissance du vent et l’amplitude des vagues. Il est impossible de tenir un spot pour effectuer un lancer et une trajectoire rectiligne. Il faut s’abandonner au courant et essayer malgré tout de pêcher. Les trajectoires face et contre le vent sont plus facile et des obliques sont jouables lorsqu’il baisse légèrement d’intensité. Pavince optera pour un poisson nageur qui permet de pratiquer dans ces conditions, les leurres souples étant très difficile (même très plombés) à employer dans ces phases la, et un Sakura Bomba 70 coloris Black-Bass très bruyant, équipé d’une grosse bille donnant une sonorité grave, qui pourrait activer quelques prédateurs à l’affut. Vu le vacarme extérieur, on imagine aisément que l’ambiance subaquatique doit être perturbée également, et que l’apport de bruit pour s’avérer être une méthode. Le leurre ne descends pas trop et évite de se prendre dans les nombreux herbiers qui ont bien colonisés le plan d’eau à cette époque. Le résultat ne se fera pas attendre puisqu’au premier lancer la touche arrivera, légère retenue qui fait penser à un herbier, c’était bien un poisson qui était venu à la rencontre du Bomba, et une très jolie perche. On ne visait pas particulièrement cette espèce mais c’est toujours très plaisant d’en prendre, surtout pour battre son record personnel et afficher 39cm, bien fat, elles ont vraiment magnifiques, tant dans leur rareté que dans leur beauté. Pavince continuera sur ce leurre, pensant que cette action était un accident, mais l’action se reproduira, sur des animation assez prononcées et des récupérations rapides, une nouvelle perche de 36 cm viendra puncher cette fois-ci ce leurre qui semble être un semblant de pattern, tout du moins sur les perches. Deux minutes après, re belote, même animation, même résultat, et encore une belle mémère de 38 cm, elles semblent toutes se tenir dans cette zone ou le vent, puissant, brasse l’eau, trouble la clarté, et apporte surement son lot de petit blanc, qui subissent, comme nous, les courants créés par les rafales du jour. Malgré la phase d’activité sur ce secteur, il est difficile de s’y tenir, palmer sans cesse pour pouvoir pratiquer, on se résigne à se laisser aller dans le fond de la anse qui termine le secteur pour y déguster un bon casse-croute sur la terre ferme, et à l’abris du vent. Une fois repu, on reprendra notre trajet, en passant par le coté sud de l’île des Vernes, profitant de l’absence de vent pour pratiquer en surface, l’ile nous protégeant des bourrasques de secteur nord, reposant nos oreilles et nos crânes qui commençaient à enfler. Une fois l’ile passée, on se retrouve une fois de plus dans la lessiveuse, et l’on décide de ne pas essayer de lutter, c’est de toute façon illusoire de vouloir pêcher dans ces conditions. On aperçoit enfin un Float-Tuber au loin, qui essaye aussi de s’en sortir dans ces conditions, il ne lutera pas longtemps avant de rejoindre la bordure et d’abandonner. Pour notre part, on décidera de re traverser tout le plan d’eau et de rejoindre le secteur de la anse nord des Lézards, pour y trouver, peut être, pas plus de poisson, mais plus de calme. On le sait, il est souvent plus judicieux de pratiquer dans le bouillon (preuve avec les perches précédentes), mais nous avons laisser déjà beaucoup d’énergie et de force, il faut se résigner. Après 25 minutes de lutte pour traverser, on retrouvera du calme, mais pas les touches. Il faudra attendre la tombée du soleil, et un coup du soir souvent propice, pour que Pipo puisse entrevoir un dénouement plus favorable. C’est armé d’une cuillère Aglia numéro 3 qu’il pourra déclencher le seul brochet du jour et 55 cm qui vienne donner un peu de réconfort, même s’il n’affiche pas la taille de maille qui vous donne encore plus de satisfaction. On finira cette après midi lessivé et satisfait malgré tout de nos maigres résultats.

Sur la deuxième session, les conditions de pêche sont les mêmes, un soleil bien présent et vent du nord à 40 km/h qui vous fait « zouker » sur les Float. On embarquera cette fois ci sur le secteur de la Vorla, depuis le parking le plus éloigné au Nord. On ne se fait pas d’illusion et on sait que l’après midi va être compliquée. On décide donc de se cantonner à des zones que l’on sait peu propices mais sur lesquelles il faut passer avec les sondes pour boucher les trous de carte de bathymétrie. On longera la bordure nord du plan d’eau pour rejoindre le secteur de l’ile des mouettes où de nombreuse fosses pourraient nous offrir des possibilités avec ces chaleurs. Les eaux étants montées à 24 degrés, pratiquer dans un peu de profondeur pourrait donner des résultats. Comme prévu rien ne se passe, avant l’arrivée sur des secteur plus profond, les sondeurs affichent 6m50, quelques herbiers tapissent le fond, c’est le moment d’adapté les leurres et les techniques. Pavince optera pour un grand plongeur et le Rapala DT14, tandis que Pipo choisira une cuillère ondulante argentée de 24 gr. Et c’est lui qui s’offrira l’émotion du jour, lors d’une retombée de la cuillère, la tape sera franche, et le combat pourra commencer, avec au bout un brochet maillé de 62 cm. Seule réelle action de la journée, Pavince attendra quand à lui le soir, pour entrevoir un décapotage en règle avec trois perchettes et un sifflet, tous pris sur un Rapala ULM6 bien jerké.

pictograms-nps-fishing La Gravière de Longeville.Float-green De retour sur cette gravière après des ressentis positifs, il fallait y retourner afin de continuer son exploration. Ici aussi, on profitera d’une météo identique, avec un soleil bien présent et un vent du nord appuyé, partie de 14h à 21h. Cette fois-ci on décide d’attaquer par un autre bout ce plan d’eau, en trouvant tout d’abord un autre moyen d’embarquer, sur sa partie nord. Il faut longer la rivière d’Ain par un petit chemin de gravier pour rejoindre le parking nord et la possibilité de poser la voiture et pouvoir mettre les Float à l’eau. On commence par longer la roselière, se tenant dans 3m d’eau, visant les zones ou les herbiers sont présents. Cela se révélera être une bonne stratégie puisque Pavince sera rapidement suivi par deux brochets d’environ 40/50cm, l’un suivant le SwimBait, l’autre tapant légèrement dedans avant de rejoindre le fond. Puis Pipo fera mouche avec son Speener manié lentement en dent de scie, il sera pris sur une retombée par une touche violente, lui offrant un combat sympathique. Après quelques déboires pour se saisir main droite du brochet, il pourra célébrer 67cm après seulement 30 minutes de pêche. On se dit la qu’une activité si précoce et en pleine journée pourrait nous offrir une après midi agréable mais cela se calmera pour un moment. On fera le tour des petites iles dans la anse nord, apercevant au passage quelques jolis spécimens de BlackBass allant ci et la sous la surface. Ici, nous sommes à l’abris du vent et les eaux translucides n’offrent guère d’espoir, on décide de repartir sur des zones ou les eaux sont plus troublées. On repassera sur l’emploi de leurre souple sur lesquels on aura le droit à un festivals de touche, et notamment Pavince, qui armé d’un skeleton Delalande coloris vert/blanc, aura le droit à son lot d’émotion. Tantôt les brochets viennent taper dedans sans s’y accrocher, tantôt ils s’y accrochent puis se décrochent au bout de quelques secondes. Il réussira a en faire quelques petits mais tous les autres se décrocherons, avant qu’il ne s’aperçoive que la pointe de l’hameçon de sa tête plombée était vraiment usé. Il prendra ainsi une quinzaine de tape qui se décrocheront, autant dire que si la vigilance avait été de mise, le résultat aurait été impressionnant. Il dépiquera même un superbe BlackBass qui semblait approcher les 40cm, il se décrochera lors d’un saut hors de l’eau laissant Pavince furax devant une telle action. Il se reprendra et pourra réaliser que son montage était responsable de tels échecs, il en changera mais un peu tardivement. Sur le coup du soir, Pipo ayant observé un trou d’activité malgré quelques petits brochets de capturés, optera pour l’éternel DT6, réussissant presque toujours et dans toutes les conditions. L’arrêt de vent lui donnera l’idée de passer en mode bruitage afin de trancher et peu être énerver un éventuel poisson à l’affut. Bien à lui puisqu’après quelques animations, il pourra sentir la tape concrète d’un brochet une nouvelle fois maillé, affichant 62 cm sur la réglette, et finir ainsi en beauté cette journée à Longeville. Un bilan prometteur avec deux brochets maillés, et quelques 8 brochets en dessous des 60cm, et une quinzaine de décrochés, signe que la densité de brochets est assez impressionnante la bas.

Sur la deuxième session, on continue de prospecter les lieux d’embarcation possibles afin de multiplier les possibilités et l’on se retrouvera sur la bordure nord-est du plan d’eau, lieu souvent exploité par les carpistes. Soleil et vent du nord encore au programme, on garde la même stratégie que la fois précédente, à savoir pratiquer dans les zones ou les eaux sont troublées, avec présence d’herbiers, et la ou la profondeur dépasse la barre des 3m. Ca commence moins fort que la fois précédente et les touches sont plus rares. Les poissons semblent plus réactif sur les leurres à palette, c’est pourquoi on usera de Speener ou autre leurre souple à palette. Pavince sera le premier à lever le graal, grâce à de lentes et amples dents de scie, il sentira la tape molle mais lourde sur une redescente dans 4m50 d’eau, et entamer un joli combat de vas et viens, avec un brochet qui affichera le 71cm une fois mis au sec. Après cela, les touches resterons timides et parfois plus franches, avec une casse de Speener à l’occasion de l’une d’entre elle, et un Speener cassé en deux, seul la partie avec l’hameçon reviendra. On s’arrêtera manger à l’ombre sur une bordure avant de reprendre de plus belle sur la partie centrale de la anse nord. Cette zone habituellement peuplé de ligne de carpiste semble plus calme aujourd’hui, et les profondeurs en jeux offre de bonnes possibilités, les herbiers sont également bien présents. Pavince choisira de peigner à grand coup de traction les zones oscillant entre 4m et 5m50, armé d’une imitation divinator, leurre souple avec palette arrière, coloris marron clair. Au même endroit ou il avait décroché un gros Black-Bass la fois précédente, l’action se reproduit. D’abord une jolie touche, bien franche, qui laisse croire à un brochet, puis le poisson qui se laisse ramener, avant de rejoindre la surface et d’apercevoir un Bass d’une trentaine de centimètre qui se décrochera sur un coup de tête. Déçu Pavince arrêtera l’animation et laissera le leurre redescendre tout en se tournant vers Pipo qui avait vu la scène pour partager son désarrois avec lui, c’est alors que la ligne fut de nouveau prise, Pavince sentira la traction augmenter et ferrera sans douter. C’était à présent encore plus lourd, et le combat pouvait commencer, la bête remontra à la surface effectuer un saut hors de l’eau et révéler ce qui pourrait être son nouveau record. C’est donc assez stressé que Pavince devra gérer ce combat afin d’éviter que le Bass ne se décroche. Après quelques sueurs froides à lever puis baisser la canne pour contrer les rush et éviter les sauts, il pourra se saisir de son nouveau record affichant les 44cm. Coup de chance, qui en cherchant le brochet, vous offre un Bass massif. Alors désolé pour les puristes, nous n’avons pas cherché particulièrement cette espèce, la pratique au divinator dans 5m50 d’eau rapporte rarement du Black-Bass, nous sommes conscient qu’ils sont peut être encore en fraie, la nageoire abimée étant signe que cet individu est peut être un mâle qui se sert de sa caudale pour creuser le nid dans le fond, la photo a été faite très rapidement et le poisson relâché, nous l’espérons, sans stress. Après cela, on traversera le plan d’eau pour se rendre dans la anse nord pour en faire le tour. L’occasion pour Pipo de lever son premier sifflet du jour et ainsi décapoter. Ensuite les actions petit brochet se reproduiront ci et la ne nous offrant guère plus que 40cm. Pour Pavince la partie était faite, un brochet de 71 et un bass de 44, il avait déjà gagné sa journée. Longeville continue de se livrer, une très bonne alternative à nos eaux Lyonnaises qu’il faut savoir comprendre avant de l’entrevoir, un bon potentiel brochet, une densité de Bass qui à l’air d’être correcte, nous y reviendrons traquer plus précisément cette espèce lorsque la fraie sera officiellement terminée, mais la plupart des spécimens que nous avons pu observer dépassaient quasiment tous les 35cm, ça laisse rêveur…


Bilan sur ce mois de juin 2018, dans les plans d’eau les eaux sont chaudes, les herbiers se sont développés, mais les résultats ne s’en font pas forcement ressentir. Nous n’avons pas pratiqué en fleuve, le temps à la pratique ayant été restreint cette année. Un bilan positif avec la barrière des 70 passé sur le brochet et deux records perche et Bass pour Pavince. Ca aurait pu être pire…


Une petite vidéo pour mieux se rendre compte pour les amateurs… (7min40/178Mo).

A bientôt pour d’autres pêches dans le Rhône… 😉

 

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