Philosophie

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Notre état d’esprit repose sur une philosophie destinée à faire prendre conscience au plus grand nombre qu’il est indispensable de changer rapidement les mentalités des pratiquants du loisir pêche. Il repose également, si on faisait l’analogie avec l’informatique, sur la philosophie Open Source, le monde du libre… Basé sur le partage des connaissance de manière ouverte et saine ! On peut dire que la Fish Te@m 69 œuvre sous licence GPL 😉 De plus, nous avons créé ce que nous aurions aimer trouver lorsque nous avons commencé la pêche, un site avec des informations réellement utiles, les détails habituellement enfoui dans l’ego des pêcheurs… !

Les informations qui suivent ont étés tirées de Wikipedia, carnavenir.com que nous approuvons et remercions ici. Le tout étant légèrement adapté. Si nous nous permettons de copier/coller et ré-adapter ces informations, c’est dans le seul but de multiplier leur figuration sur Internet afin de les promouvoir un peut plus.

OBJECTIFS

Développer un comportement responsable des pêcheurs
– Diffuser la  » Charte du pêcheur moderne  »
– Diffuser le  » Guide de Pêche du Rhône 2014 Recto & Verso »
– Communiquer sur Internet

Préserver les milieux et les populations piscicoles
– Soutenir les bonnes initiatives (frayères, quotas, mailles…)
– Inciter les AAPPMA à mettre en place des plans pluriannuels cohérents

Faciliter et simplifier l’exercice de la pêche
– Être un interlocuteur des instances locales et nationales
– Faire évoluer la réglementation

Développer des solidarités avec les autres techniques
– Soutenir les associations allant dans le sens d’une pêche moderne et responsable et partageant une même éthique
– Participer à des actions communes en tant que de besoin

 

LE COMPORTEMENT A ADOPTER : POURQUOI, COMMENT ?

La pollution industrielle et agricole, la disparition des frayères, l’assèchement des zones humides, la pression de pêche assortie d’un prélèvement irraisonné, tout cela conduit à la diminution des populations de poisson, certaines espèces étant, selon les lieux et les périodes, plus particulièrement touchées.

Si nous voulons, non seulement continuer nous mêmes à profiter du plaisir de la pêche dans de bonnes conditions, mais surtout transmettre à nos enfants et petits enfants un patrimoine halieutique préservé, il est indispensable que chacun prenne individuellement conscience de la nécessité d’adopter un comportement responsable afin de protéger les ressources piscicoles.

La règle minimale de base consiste à respecter scrupuleusement l’ensemble de la réglementation applicable, en particulier lorsqu’elle a pour objectif la protection des espèces et de leur reproduction : dates d’ouverture et de fermeture, zones en réserve et de frai, tailles légales de capture, quotas éventuels, etc…

Au delà du simple respect de la réglementation, le pêcheur moderne et responsable se doit de limiter ses prélèvements de poissons pour conserver une bonne population et un fort taux de reproduction. S’il est toujours possible de conserver de temps en temps une prise pour la consommer en famille ou entre amis, limitons nos prélèvements, fixons nous un quota de prises personnel et développons la pratique du no-kill. En un mot, puisons sans épuiser.

Relâcher un poisson est un plaisir intense. Encore faut-il le faire dans de bonnes conditions, afin de lui garantir les meilleures chances de survie. Retirons les hameçons en blessant le moins possible le poisson, mouillons nous les mains avant de le saisir afin de protéger la pellicule de mucus qui recouvre sa peau, remettons le à l’eau délicatement en le ré oxygénant bien.

Le respect du poisson est général. Il n’y a pas les « bonnes » espèces de poissons et les « mauvaises ». Si nous attrapons par hasard un autre poisson que celui que nous recherchons, prenons en soin et remettons le à l’eau délicatement.

Une pêche « propre » et respectueuse de l’environnement passe aussi par l’attention portée à ne laisser aucune trace de son passage, tant dans l’eau que sur les rives. Ne pas laisser traîner de déchets, sacs plastiques, bouteilles, hameçons, fils, plombs, montures… Laissons les sites aussi propres que nous les avons trouvés et n’hésitons pas à ramasser les déchets laissés par d’autres.

De nombreux propriétaires riverains accordent un droit de passage aux pêcheurs afin de nous permettre de pratiquer notre passion. Cela peut être remis en cause à tout moment par le comportement irresponsable de quelques uns. Ne gênons pas les riverains, respectons leur propriété, n’abîmons pas les clôtures ni les récoltes, refermons bien les barrières derrière nous, soyons aimables et respectueux.

D’autres pêcheurs pratiquent des techniques différentes des nôtres, mais nous restons tous des pêcheurs, avec le même plaisir d’être au bord de l’eau. Restons donc courtois avec les autres pêcheurs dont nous respectons la passion et ne les gênons pas sur leurs postes de pêche.

Enfin, ne soyons pas individualistes dans notre passion et ne nous laissons pas aller au traditionnel « y’a qu’à, faut qu’on ». En prenant notre carte de pêche, nous devenons membres à part entière d’une association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique (AAPPMA), généralement gérée par des bénévoles. Participons selon nos moyens et nos disponibilités à la vie associative de la pêche, participons à l’assemblée annuelle et tentons de faire partager notre vision d’une pêche nouvelle basée sur le respect des espèces et des hommes.

 

UNE PÊCHE RAISONNEE

PUISER SANS EPUISER, un impératif pour sauvegarder l’avenir

Les populations de la plupart des carnassiers sont en nette régression. Face à cette situation, et même s’il est aussi nécessaire de développer des réponses positives de long terme (qualité de l’eau, frayères…) qui demanderont beaucoup de temps, il paraît indispensable et urgent que chacun adopte un comportement responsable visant à préserver les ressources.

Compte tenu de la situation actuelle, conserver l’ensemble de ses prises est désormais une attitude profondément égoïste et irresponsable. Dans la plupart des milieux naturels publics, les populations de carnassiers ne sont plus en mesure d’absorber une pression de pêche aussi forte et qui s’accompagne trop souvent d’un prélèvement systématique. Continuer dans cette voie, c’est s’assurer de pêcher demain dans des eaux vides de toute vie piscicole.

Nous invitons donc tous les pêcheurs à limiter leurs prélèvements, afin de ne pas décimer les populations présentes. S’il est concevable de conserver un poisson de belle taille de temps en temps, afin de le déguster frais en famille ou entre amis, l’attitude consistant à tout garder (parfois même en dessous de la maille) dans l’idée de  » rentabiliser  » sa carte de pêche n’est plus acceptable. Tout est affaire de modération :  » puiser sans épuiser « .

Certains poussent cette logique jusqu’à pratiquer un  » no-kill  » total en relâchant la totalité de leurs prises. Nous approuvons cette attitude, mais elle nous semble relever d’un choix personnel qu’il ne saurait être question d’imposer à tous. Il nous paraît préférable de mettre en avant un prélèvement raisonnable et raisonné.

Cela relève de notre responsabilité individuelle et collective. C’est dans notre comportement quotidien de pêcheur que nous pouvons décider de notre avenir. Vous qui nous lisez, il n’appartient qu’à vous de mettre ces principes en application dès demain, avec la satisfaction de voir repartir des poissons rendus à leur élément et l’assurance tranquille d’un comportement responsable.

LES QUOTAS DE PRISES et la préservation des cheptels
Dans la logique de ce qui précède, chacun peut et doit se fixer des quotas personnels, adaptés aux poissons recherchés et au milieu pratiqué.

Si le milieu est riche et favorable à une bonne reproduction naturelle et à un fort grossissement des poissons présents, le quota pourra être plus élevé. En revanche, dans les eaux pauvres, l’essentiel des prises devront être remises à l’eau, un quota d’un poisson par pêcheur étant alors souvent un maximum. Et s’obliger, au moins temporairement, à relâcher toutes ses prises sera parfois nécessaire pour sauvegarder les faibles populations présentes.

Attention aux effets trompeurs des ré-empoissonnements. Ceux-ci sont toujours aléatoires et très coûteux. Il nous semble que la pêche devrait être interdite pendant un laps de temps suffisant après l’empoissonnement et sur la zone concernée, afin de permettre aux nouveaux venus de s’acclimater au milieu et de se répartir sur une aire géographique suffisante. La pêche acharnée des zones de lâchers de truites de bassines dans les 3 semaines qui suivent, pour ensuite retrouver une rivière morte le reste de la saison est un gaspillage de l’argent des AAPPMA, donc de celui des pêcheurs. Par ailleurs, si votre AAPPMA a procédé à un alevinage, c’est (normalement) que la faiblesse des populations autochtones de carnassiers le nécessite. L’afflux soudain et artificiel de poissons ne doit pas vous faire oublier cette faiblesse du milieu, qui nécessite d’autant plus une limitation des prélèvements. On ne peut pas à la fois se plaindre qu’il n’y a plus de poissons, du prix des cartes de pêche, et dans le même temps piller les tentatives de ré-empoissonnements !

Les prises de conscience personnelles étant nécessaires mais pas suffisantes, nous prônons une véritable réflexion avec les instances concernées sur l’instauration de quotas au niveau régional ou national, basée sur les études scientifiques nécessaires et prenant en compte les recommandations des acteurs de terrain.

Le quota envisagé prochainement dans la réglementation, et qui serait de 6 carnassiers (brochets ou sandres) par pêcheur et par jour, nous semble une mesure très notoirement insuffisante. Qui dépasse régulièrement ce résultat ? Et quelles eaux sont capables de supporter une telle pression de prélèvement ?

LA QUESTION DES MAILLES, son intérêt et ses limites
En France, certains poissons font l’objet de mesures spécifiques de protection, comportant notamment une taille minimale de capture, en dessous de laquelle le poisson doit être obligatoirement relâché, et appelée  » maille « . C’est notamment le cas du brochet, du sandre et du black bass. Les perches font parfois l’objet d’une protection de ce genre sur certains plans d’eau.

La logique française de la taille minimale consiste à permettre à chacun des poissons de ces espèces de se reproduire au moins une fois avant d’être pris, ce qui est supposé garantir la pérennité des cheptels.

Pour le moins, force est de constater que cette mesure n’est actuellement plus suffisante.

Nous ne nous permettrons pas, ici et à ce stade, de préconiser des tailles spécifiques à chaque espèce. Celles-ci doivent faire l’objet d’une concertation à nouveau appuyée sur des études scientifiques. D’autant qu’à la logique française vient s’opposer d’autres logiques, comme celle appliquée en Irlande, qui vise au contraire à protéger les meilleurs reproducteurs adultes.

Insistons sur un point pour être bien compris de tous : ces mesures portant sur les quotas ou les mailles n’ont jamais empêché les pêcheurs de pratiquer leur passion. Il est toujours possible de piquer et de combattre des poissons plus nombreux ou de tailles non réglementaires. Il s’agit simplement, une fois ces poissons pris, de les remettre à l’eau avec les précautions nécessaires, puis… de continuer à pêcher.

LES FRAYERES, indispensables à la reproduction
Chaque espèce de carnassier a son propre mode de reproduction. La femelle brochet pond ses œufs sur des herbiers dans des zones peu profondes, la perche plutôt sur des branchages, le sandre et le black bass construisent des nids sur des fonds propres ou caillouteux.

Les pollutions, les rivières canalisées, l’assèchement des zones humides, conduisent de plus en plus à la raréfaction des frayères naturelles qui permettaient de bonnes reproductions des carnassiers de nos eaux. Le brochet, en particulier, est fortement touché car il ne se reproduit bien que dans des eaux peu profondes et herbeuses : bras morts, prairies inondées, marécages, des zones qui ont particulièrement souffert de l’activité de l’homme.

Toute protection des espèces piscicoles ne peut se concevoir qu’associée à des créations, aménagements ou réhabilitations de frayères, afin d’offrir aux carnassiers présents les meilleures conditions pour se reproduire.

Tout alevinage fait sans action sur les zones de frai et sans limitations des prélèvements est voué à l’échec et ne consiste qu’à gaspiller l’argent des pêcheurs pour satisfaire quelques viandards qui remplissent leurs congélateurs en quelques sorties.

En revanche, un ensemble cohérent de mesures, constitué d’aménagements de secteurs propices à une reproduction naturelle, puis de ré-empoissonnement massif réparti sur quelques années et assorti d’un quota de prises et d’une maille adaptés, permettraient d’espérer inverser la tendance et retrouver durablement des eaux poissonneuses, pour le plaisir de tous.

Le no-kill

Le no-kill (de l’anglais « pas de mise à mort ») est une pratique développée par les pêcheurs sportifs américains au cours du XXe siècle. Cette pratique consiste à relâcher volontairement et systématiquement les poissons pêchés, qu’ils atteignent ou non la taille légale de capture fixée par la réglementation. Le terme « no-kill » est la transposition imagée et plus explicite de l’expression anglaise « catch and release » (littéralement « attraper et relâcher »).

En France, les principaux adeptes du no-kill se rencontrent chez les pêcheurs de carpe et les pêcheurs à la mouche. À l’étranger, en mer, les pêcheurs de poissons à rostre (espadons et marlins) pratiquent de plus en plus souvent le tag and release, qui consiste à marquer le poisson avant de le relâcher.

En eau douce

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Dans de nombreuses circonstances, le no-kill a des effets avérés sur les populations de poisson, et peut donc être utilisé comme un outil réglementaire de gestion des populations piscicoles. En France le nombre de « parcours no-kill » (parcours où la pratique du no-kill est obligatoire) est en hausse, sans pour autant atteindre le nombre ou le linéaire (moyen ou cumulé) des grands pays de pêche sportive.

En mer

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Cette pratique reste très marginale en France en eau salée. Aux États-Unis, la pratique du tag and release en mer a déjà été rendue obligatoire par les autorités pour gérer les stocks de poissons à rostre, sans interdire la pêche de loisir. De puissantes associations (The Billfish Foundation par exemple) mettent en avant cette pratique des pêcheurs de loisir pour obtenir des réductions des prélèvements de la part des professionnels, afin de partager équitablement la ressource. Le no-kill devient alors également un acte politique.

Efficacité du no-kill

De nombreuses études scientifiques menées en Amérique du Nord tendent à montrer que le taux de survie des poissons relâchés en pêchant aux leurres artificiels avec des hameçons simples est très satisfaisant (atteignant 97 %).

Ce taux de survie décroît quand l’utilisation d’appâts naturels est autorisée, sauf avec des hameçons circle, généralement utilisés pour les grands poissons marins.

Afin d’éviter de blesser inutilement le poisson, les pratiquants du no-kill écrasent les ardillons des hameçons et privilégient les hameçons simples par rapport aux hameçons doubles ou triples. De plus, afin d’accroitre ses chances de survie, le poisson est manipulé avec précautions et capturé le plus rapidement possible afin qu’il ne soit pas trop épuisé lors de sa remise à l’eau. Il est ainsi courant de ne pas sortir le poisson de l’eau et d’utiliser une épuisette.

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